Innistrad : noce écarlate, carte par carte - Magic the Gathering

Innistrad : noce écarlate, carte par carte



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Drark Onogard, le , 292 consultations

Une fois n’est pas coutume : nombre de cartes ont une histoire, petite ou grande, et il m’est un devoir de vous conter celles de Noce écarlate.

  La storyline de Magic / Innistrad : noce écarlate

Une fois n'est pas coutume : nombre de cartes ont une histoire, petite ou grande, et il m'est un devoir de vous conter celles de Noce écarlate.

Innistrad : noce écarlate, carte par carte









Armer les cathares : Cette carte apparemment anecdotique a en vérité une profondeur thématique assez importante. Tout d'abord, prenez bien garde à l'illustration : oui, ces trois cathares sont armés d'un espadon +3/+3, d'un glaive +2/+2 et d'un couteau +1/+1. Mais de plus, le fonctionnement même de la carte traduit cet armement de fortune : on ne peut tout centrer sur une seule créature, puisqu'un cathare ne saurait se battre avec ces trois armes... alors si nous les avons sans les cathares qui vont avec, il nous faut les laisser dans la réserve.

Robe de la mariée : Cette robe, évidemment celle d'Olivia Voldaren qui se marie à l'aïeul Edgar Markov, est mécaniquement le miroir des Atours du marié en donnant l'initiative plutôt que le contact mortel. Il est dommage qu'ils n'aient pas poursuivi le miroir en allant jusqu'à faire, par exemple, que l'un donne systématiquement de l'endurance plutôt que de la force. Bien sûr, détail amusant : il est profitable d'équiper les deux sur une même créature, qui sera donc le et la mariés, comme l'initiative fait très bon ménage avec le contact mortel.







Protectrice du cimetière : Cette carte est la première d'un cycle composé de l'Illuminateur de cimetière, du Profanateur de cimetière, du Gardien de la porte du cimetière et du Rôdeur de cimetière. Comme le cycle des adversaires dans la Chasse de minuit, ils portent le sous-type tribal emblématique de leur couleur, le loup prenant la place du loup-garou. Ils ont pour point commun d'exiler une à plusieurs cartes d'un cimetière, et de s'intéresser aux types des cartes exilées.

Cercle de confinement : Il s'agit d'un énième Cercle de l'oubli qui, en contrepartie de la restriction, dispose d'un avantage très conditionnel et conditionné à l'environnement de l'édition.

Geist de Cerf-Orient : Le rituel accompagnant la Fête de la moisson a échoué à cause de l'attaque des loups-garous, et surtout de l'arrivée inopinée d'Olivia Voldaren qui a volé la clé d'argent de lune et tué Katilda, première de Cerf-Orient. Cependant, même mortes, les sorcières gardent espoir pour ramener le jour par leurs moyens ancestraux.

Fantassin du drogskol : Ce terme de « drogskol » désigne les régiments de geists qui combattent aux côtés des humains plutôt que de toquer sans cesse à leurs portes. Cependant, l'appel du Sommeil béni est apparemment parfois trop fort, et même les esprits qui ne le veulent pas doivent reposer, bien malgré eux.

Cogneuse au bouclier d'Estwald : Cette carte fait directement, par son texte d'ambiance, référence à celui du Malignus, élémental qui avait dévasté tout l'Estwald sans, à ma connaissance, qu'il soit mentionné dans une quelconque histoire. Voici donc une petite légende qui se poursuit.

Arbitre bridefoi : J'apprécie beaucoup, pour ma part, le verso de cette carte qui fait de l'adversaire un démon à sceller lentement.







Chevaucheur de gryff : Voici la plus simple des preuves que cette race d'hippogriffes collabore naturellement avec les cathares, et semble même faite pour les aider dans leur mission.

Héron de l'espoir, Geist béni par les hérons : On sent la recrudescence de la symbolique positive du héron dans cette édition, et pour cause Sigarda de la milice des hérons est l'ange-patron de l'Église à présent.







Katilda, martyre de Cerf-Orient : Tuée par Olivia alors qu'elle devait sacrifier son âme au rituel rétablissant le jour et la nuit, la sorcière n'a cependant rien abandonné, dans la mort, de ses bénéfiques volontés. Si on en juge par l'Aube de Katilda qui montre en partie le Célestus, il faut en conclure que le rituel a fini par être achevé envers et contre tout.

Enjôleuse du Nebelgast : Ce Nebelgast est le brouillard rempli de geists qui entoure la partie connue du plan d'Innistrad. Autour de Selhoff, ville portuaire de Néphalie, ce brouillard suit la marée, donc la lune, et finalement donc les geists suivent la lune.

Présence nourricière : Cette thématique de la tutelle d'un geist, souvent un aîné de la famille, semble résurgente en ce moment sur Innistrad. L'influence des anciens cultes des sorcières pourrait avoir trait à cette résurgence.







Escorte d'Ollenbock : Cette province ou ville d'Ollenbock, aussi mentionnée par le Sauveur d'Ollenbock, est jusque là inconnue. Est-ce là le remplacement de Thraben dévastée par les zombies ?

Emprisonnement de Sigarda : Avec l'ange gardien d'Innistrad en mauvaise posture, il semble bien que les humains doivent faire face seuls à la nuit éternelle...







Recrutement de Sigarda : ... mais heureusement, cet emprisonnement n'est que de courte durée.

Thalia, gardienne de Thraben : La mention de cette réédition n'est présente que pour une cause simple : ce nom de « gardienne de Thraben » n'étant normalement plus d'actualité puisque Thraben est dévastée depuis les Calamités, ils sont contraints de justifier ce nom par ce qui ressemble presqu'à une forme de névrose, puisqu'elle veut sauver ce qui est déjà mort.

Tueuse de vampires : Cette carte fait écho au Chasseur de dinosaures d'Ixalan avec lequel elle partage son arbalète, mais ce chasseur n'aurait pas eu sa place sur un plan gothique.

Annonce de mariage : Personne ne l'aura manqué : c'est bien du mariage d'Olivia et d'Edgar, élément central de l'édition, qu'il s'agit.

Récupération de l'alchimiste : La référence à Ghostbusters, déjà sensible dans tous les fusils des nécro-alchimistes dès la Chasse de minuit, est ici rendue on ne peut plus évidente par l'action emblématique du siphonnage de fantôme.

Lancier rafistolé : Voilà que l'idée du centaure a émergé dans le cerveau fou d'un raccommodeur... Cependant, dans la mesure où il n'a pas de visage humain, il n'a pas été considéré nécessaire de lui donner ce sous-type d'une race qui n'existe pas sur Innistrad.

Marée dévorante : L'influence de la lune sur Innistrad est bien plus grande que chez nous, et indirectement elle est liée aux geists autant qu'aux loups-garous : pour rappel, la lune influence le Nebelgast, brouillard contenant nombre de geists. Or, la majorité de ces geists sont des marei, victimes de naufrages, souvent causés par cette même marée dévorante que cause la lune.

Idée inspirée : Geralf, raccommodeur visionnaire, frère de Gisa, résurrectrice glorieuse, est reconnaissable sur cette illustration. Notons au passage l'originalité de la carte qui propose de réduire la taille de main pour un coût moins élevé, sorte d'anti-kick en l'occurrence, et surtout la combo avec la Tour du reliquaire ou autre qui justifie l'utilisation de cette carte, qui sans cela doit être assez médiocre.







Enlèvement par les lanternes : La dame de l'illustration est assurément moins rassurée que le chat du vol ésotérique...

Nécrodualité : Si la gémellité de zombies est mise en scène dans l'illustration, c'est avant tout la dualité entre Ludevic, nécrogénie et Geralf, raccommodeur visionnaire qui est mise en scène dans le texte d'ambiance. C'est ainsi que l'élève dépasse le maître – car Geralf fut bien élève du vieux Ludevic.







Chat-geist malicieux : Bon, il fallait le faire. Voilà, vous avez un chat qui joue avec une pelote de laine. Heureux ? Allez, ouste. Ici, c'est un plan canin. AWOU.







Rampeur en patchwork : Il n'est pas de manière plus claire d'incarner mécaniquement un skaab : l'exil des cartes de créature du cimetière montre le travail de fossoyeur et l'usage de parties de leurs corps pour renforcer, en marqueurs +1/+1, le skaab, qui acquiert donc le meilleur de leurs capacités.

Pensées éparpillées : Les assistants auxquels il est fait référence dans le texte d'ambiance sont évidemment les homoncules, assez nombreux sur Innistrad, et assez bêtes et craintifs pour être les parfaits stagiaires.







Essaim hurlant : L'aspect tentaculaire de ces mouettes interroge un peu quant à l'influence d'Emrakul, la fin promise dans la lune d'Innistrad... Ces horreurs lovecraftiennes sont-elles causées par le titan eldrazi, ou existaient-elles auparavant comme horreurs de la mer ?

Fossoyeur de Selhoff : La ville de Selhoff est une ville portuaire de Néphalie, décrite comme située au bout du monde connu, avec une baie béante comme une gueule noire, et surtout le Nebelgast dont j'ai déjà parlé.

Skaab céleste : On peut voir ici que, pour permettre à sa créature morte de voler, Barton a été obligé de lui coller une deuxième paire d'ailes, apparemment récupérées sur un gryff qui peut-être était encore vivant à ce moment.

Siphonner l'essence : Le texte d'ambiance rappelle les hautes propriétés magiques du sang d'ange, qui a son rôle dans la résurrection de zombies, de démons, mais aussi a permis à l'alchimiste Edgar Markov de créer les vampires dont il est l'aïeul.

Présage ailé : La lecture des augures dans les vols d'oiseaux est une pratique cultuelle ancestrale ancrée dans nos représentations ; mais il est certain que sur Innistrad, les seuls oiseaux qui soient de réels présages sont des corbeaux, et que les présages qu'ils donnent ne sont pas les plus gais.

Viser la tête : La deuxième option que propose cette carte fait écho à ce qu'est thématiquement la meule, de même que la défausse, à savoir la destruction de l'esprit et de la mémoire. Mais surtout, le texte d'ambiance nous apprend qu'Halana et Alena, partenaires se sont reconverties dans la chasse aux zombies, car auparavant elles étaient plutôt centrées sur les loups et leurs amis presque humains.

Archigoule de Thraben : Thraben, autrefois capitale humaine, n'est à présent plus qu'un tas de ruines occupé par les goules de Gisa, résurrectrice glorieuse. Dans cette parodie de ville se maintient une religion impie, parodie de l'Église, dont fait partie le mentor d'Arlinn Kord, vu dans les histoires de Chasse de minuit.

Ecuyère sangvasseur : Ce n'est qu'une évidence à relever : vous aurez tous remarqué que les deux faces de l'illustration se répondent, avant et pendant adoubement.

Chauve-souris messagère : La Forteresse de Lurenbraum, mentionnée en texte d'ambiance, est le principal des forts de la famille Voldaren, qui est disséminée en Stensie parmi de nombreux châteaux.







Chair à catapulte : Oui, cette carte, une fois transformée en Capitaine de catapulte, se met à pouvoir être jouée en harmonie avec la Catapulte à glands, selon où l'on tire. Faites ce que vous voulez de cette information.

Marché démoniaque : Je me contente de relever cette traditionnelle carte triskaïdékaphile, qui montre bien qu'Ormendahl, le corrupteur ne fait pas dans l'humanitaire.







Dissident damné : Cette réédition d'une carte du bloc Amonkhet est assez remarquable, car c'est en fait un retour à la maison : le Voyageur damné qu'il reprenait est bien originaire d'Innistrad.

Service sépulcral : Les vampires ne sont pas connus pour leurs talents de nécromancie ; mais il n'est pas impossible que quelques meneurs de goules ambitieux aient pu vendre leurs services à Olivia pour qu'elle dispose d'une main d'œuvre plus docile que les humains qui ne rêvent que de l'égorger.

Eveil d'Edgar : Edgar Markov, alchimiste qui fut le premier des vampires et aïeul du Planeswalker Sorin Markov, était endormi dans son cercueil depuis un certain temps. On ne sait quelle fut la cause de son sommeil, peut-être seulement la lassitude de vivre et la volonté de laisser sa place à la prochaine génération. Mais apparemment, un peu de sang suffit à réveiller un vampire dont on n'a pas tranché la tête...







Piqueur sinistre : Pacte sanguinolent sur pattes, cette créature peut, comme toute créature avec l'exploitation, se sacrifier elle-même. On voit bien à l'état d'une canasson (désolé Arwen) que ce n'est pas sa volonté première, mais après tout, s'il est entouré de flammes, il faudra bien qu'il se suicide.

Cavalier sans tête : Je pense que ce nom halloweenesque se passe de commentaire : c'est une simple reprise du mythe bien-connu du même nom.







Voyageuse innocente : Alors, c'est l'histoire de cette voyageuse qui arrive chez la Recluse en haillons... Non, je trouve que le fait que ces deux cartes se répondent – et lisez le texte d'ambiance de l'Envoûteuse odieuse pour vous en convaincre – montre bien qu'on n'est jamais en sécurité sur Innistrad, qu'on soit hôte ou qu'on soit hôte. Eh oui, les menus plaisirs de la langue française...







Chute du héros : On ne sait pas encore la cause de la malédiction d'Odric, maître tacticien, mais celui qui fut le mentor de Thalia, gardienne de Thraben et un hérétique lors des Calamités, c'est-à-dire quelqu'un de bien, se trouve en bien mauvaise posture. Réussira-t-il à demeurer le protecteur de l'humanité ?

Chemin du péril : Pour accueillir tant d'invités de marque, Olivia devait bien disposer – ou plutôt, ses serviteurs devaient disposer – une magnifique haie d'honneurs. Cette rangée de têtes sur des piques assurément doit éveiller les appétits les plus raffinés...

Spécimen tenace : Vous avez un Squelette réassemblable, mais cela ne vous suffit pas ? Eh bien voici son petit frère ! Moins cher au départ, il vous fera vite regretter de l'avoir intégré au profit d'un squelette qui certes coûte de plus, mais au moins ne coûte pas très vite trois manas...

Discussion à couteaux tirés : Il ne faut pas croire que, si les vampires de chaque famille se réunissent tous à ce mariage, tous s'entr'apprécient pour autant. En vérité, comme dans toute noblesse, des luttes de pouvoir entre familles se font sentir, et même elles ont pu, par le passé, aboutir à l'annihilation de familles entières, quoique mineures. Eh oui, les vampires n'ont pas toujours notre raffinement...

Baiser du vampire : Sur Innistrad, les vampires savent tirer un peu plus de matière que là où ils pratiquent la Morsure de la souveraine... La carte le dit bien : ils savourent.

Magesang Voldaren : Ce vampire nous en apprend un peu plus sur le polymorphisme de la magie du sang, puisque nous savons désormais que certains vampires peuvent, très esthétiquement, faire des chauves-souris à partir du fluide vital des humains.







Prétendant attirant : Cette mise en scène, au recto, de la valse mortelle est des plus réussies d'un point de vue d'ambiance, et le fonctionnement en tandem de la capacité activée au verso ne fait que renforcer la réussite de cette carte sur ce plan.







Convive belligérante : Cette mise en scène en plusieurs cartes des coups de sang (eheh) des invités indique toute la tension qui existe au sein des familles de vampires, et sans doute les humains sauront-ils en profiter pour vaincre leurs seigneurs...

Hypnotiseuse de sang : Cette carte sacrifie au topos du vampire séduisant – ici une femme – qui rappelle en l'occurrence celui de la succube, impression renforcée pour ma part grâce à la peau mate de l'hypnotiseuse, qui fait écho à une succube présente dans The Witcher 3, qui était un peu moins franchement sanguinaire.

Revers de fortune : Le nom et la capacité de la carte font évidemment référence à la Roue de la fortune, et peuvent avoir un effet plus explosif que celui de cette dernière, selon les circonstances. La défausse occasionnée par les jetons Sang est bien entendu salutaire à cet effet.







Malédiction d'hospitalité : Ah, le problème quand les gens sont bien chez nous, c'est qu'ils veulent y retourner ; « Gwell eo gwinn gwenn barr na mouar » diraient certains... Cette malédiction est en tous points une réussite, je trouve, alors je me devais de la mentionner ici.

Fin des festivités : On ne sait si ces loups qui contribuent à la fin des festivités du mariage suivent Arlinn ou leur propre chef ; mais assurément, les fléaux d'Innistrad sont désunis, et c'est sur cette haine réciproque entre vampires et loups-garous que repose la survie des humains du plan.

Diables hystériques : L'auteur du texte d'ambiance est Rem Karolus, tueur vaillant que nous avons découvert avec la Chasse de minuit[/carte].

Corbillard de lune de miel : La grande piété des vampires leur fait donc unir deux sacrements en un seul : leur mariage a un air de dernière onction... Enfin, tout le comique est là-dedans, bien sûr.







Vers la nuit : La hurlemeute Vildin n'est apparue qu'à la fin de l'Amuïssement des malédictions, moment où Avacyn, ange gardien étant revenue, les loups-garous avaient pu renoncer à leurs transformations ou se faire wolfirs, gardiens lupins de l'humanité. Mais la bénédiction a pris fin, et s'est alors formée cette meute de Montbabil et de Stensie qui n'accueille dans ses rangs que des humains qui se sont déjà rendus coupables de meurtres.

Chevaucheuse de loup de Kessig[/carte) : A ma connaissance, c'est le plus gros loup que nous ayons jamais vu sur ce plan. Je ne savais pas qu'Innistrad avait des wargs, ni qu'ils sembleraient si doux.







[carte]Engeance du bûcher : Contrairement à Lorwyn, Innistrad n'est pas un plan fameux pour ses élémentaux incarnant des idées. Mais en l'occurrence, le massacre par les loups-garous des festivaliers de la Fête des moissons, dont la joie devait alimenter le rituel visant au retour du jour, était apparemment un événement assez marquant pour être la cause de la naissance d'un élémental fort en colère.

Flamme déchiqueteuse : Le Sommeil béni que chacun souhaite aux morts, c'est la paix, sorte d'oubli – les Innistradi ne peuvent pas croire en un paradis – où tombe le mort qui ne se relève pas. Mais c'est bien rare sur ce plan : geists ou zombies, nombreux sont les défunts qui reviennent, et que l'Église doit ramener au Sommeil béni.

Soulèvement de la Stensie : Il était temps que les humains de cette province montagneuse, parsemée de châteaux de vampires qui, en bons seigneurs, sucent de temps à autre le sang de leurs administrés, se révoltent. C'est encore, au passage, une de ces cartes triskaïdékaphiles.

Frappe assurée : Apparemment, la manipulation politique d'Olivia Voldaren pour s'unir à la maison Markov et devenir ainsi la plus puissante des vampires n'a même pas pu être menée à terme : Arlinn Kord est arrivée avant, pour se venger de la mort de Katilda et, plus généralement, poutrer cette connasse de vampire.







Pourvoyeuse d'Avabruck : Avabruck fut autrefois une ville presque aussi importante que Thraben, mais comme elle, les monstres eurent raison d'elle. Alors que la magie avacynienne faiblissait, la hurlemeute Mondronen de Tovolar trouva une brèche dans la ville, et l'occupa en en massacrant les habitants. Après un rituel de sang, ils détruisirent la ville et en firent Cerclecreux, où désormais même la meute ne vit plus.

Vengeance des vampires : La dîme de sang, si elle existait peut-être auparavant, n'a été mentionnée qu'à partir de la [i]Chasse de minuit
. Voici en tout cas une réaffirmation du caractère tyrannique et seigneurial des vampires d'Innistrad, comme si nous n'en avions pas assez de preuves.

Apprentie franc-tireuse : Autrefois, nous ne savions rien du Carquois de Kessig, sinon que Raf Gyel, présent par exemple dans le texte d'ambiance du Louveteau dément, en était membre. Nous savons désormais que c'est un sous-ordre des cathares fort ami des arbalètes.

Cadet dissimulé : Puisqu'il s'agit de le comparer au Cadet impatient, il semble évident qu'on gagne plus à se cacher sous un buisson qu'à courir dans un champ. CQFD.

Marin aux crochets : Vous aurez remarqué que, depuis la Chasse de minuit, la part portuaire d'Innistrad est de plus en plus mentionnée, notamment avec ce double Capitaine Crochet. Il y a fort à parier que le prochain passage sur Innistrad sera, sinon centré, du moins influencé par les autres continents dont on sait l'existence, et rien d'autre.

Lune hurlante : C'est une hypallage. Voilà : la lune ne hurle pas, mais on lui attribue des qualités qui devraient être attribuées à un autre mot dans la phrase. En l'occurrence, la phrase n'est que sous-entendue, car c'est un titre. Mais c'est une hypallage. Et une carte pour les loups. Je suis content.

Joueuse de flûte de la hurlemeute : Le recto a bien une capacité analogue à celle de la Joueuse de flûte elfe qui se serait spécialisée dans les loups-garous.

Recrue rurale : Croyiez-vous vraiment que je pouvais ne pas mentionner le fait que cette demoiselle dispose d'un MAGNIFIQUE COCHON pour ami ? En plus, il a une faucille dans la gueule ! N'est-ce pas mignon ?







Branches protectrices : Bien sûr, il y a quelque originalité dans les paroles de l'envoûteuse dans ce texte d'ambiance. En effet, entre araignées, nœudebois anciens, loups, dryade de Somberwald et tout le tintouin, les humains ont souvent eu à s'inquiéter de passer par les bois. Un nouvel Innistrad serait-il possible ?

Tronçonneuse à piquants : Le simple fait qu'on puisse sacrifier des forêts à la scie-tronçonneuse doit vous faire aimer cette carte.

Frappe du loup : Nous apprenons par cette carte que non seulement Tovolar, suzerain sinistre a battu en retraite, mais que sa hurlemeute est en plus dissoute. Certes les humains ne sont pas sauvés : les énormes loups-garous de Noiresouche continuent d'être leurs prédateurs ; mais au moins l'unité lupine est-elle passée.

Fenêtre barricadée : Je me dois de relever les cartes si réussies dans leur lien entre la mécanique et leur histoire ; du reste, ce n'est pas la première fois que Cosper Lowe est auteur d'un texte d'ambiance, mais à part tirer comme information que c'est un humain qui défend ses semblables, nous n'en savons rien.

Au passage, comme fréquemment, nous avons un cycle de créatures peu communes bicolores, ici doublé d'un cycle de rares légendaires bicolores. Je croyais intéressant d'en élucider les types de créature :

 : Ratisseuse des embruns & Dorothéa, victime vengeresse : Esprit & esprit, soit, sans surprise, la tribu traditionnelle de ces couleurs, toutes deux en recto-verso parce que c'est ce qu'implique la mécanique des esprits, Perturbation, de cette édition.

 : Skaab aux crânes & Runo Stromkirk : Zombie pour le premier, soit la tribu traditionnelle de cette couleur, et pour l'autre, Vampire & clerc ainsi qu'au verso Kraken & horreur. Cette originalité se justifie bien sûr par l'histoire : il fallait que ce vampire cultiste de la mer fasse émerger son dieu, qui est bien lié à ces deux couleurs, et d'ailleurs il y a sur Innistrad des krakens dans ces deux couleurs. Certes les vampires d'Innistrad, contrairement à ceux de Ravnica, ne sont pas de ces couleurs, mais c'est par polarisation que Runo appartient au bleu.

 : Moissonneur de la dîme de sang & Anje, demoiselle de déshonneur : Tous deux vampires, et c'est sans surprise, sur une édition centrée sur eux, d'autant plus que ce sont là les couleurs habituelles de la tribu sur Innistrad.

 : Enfant de la meute & Halana et Alena, partenaires : Le premier, loup-garou, n'a absolument rien de surprenant pour l'édition, puisque les loups-garous appartiennent à ces couleurs. Mais sans doute d'avoir un troisième loup-garou légendaire aurait-il été trop demander, alors la légendaire est humain et ranger, liée thématiquement aux loups que les personnages chassent, cependant. Leur place dans ces couleurs était quand même toute trouvée, bien qu'on eût pu se passer de leur présence : séparées, elles étaient déjà dans ces couleurs.

 : Paladine sigardienne & Torens, poing des anges : Deux humains, l'une chevalier, l'autre clerc, tous deux membres de l'Église, rien de bien surprenant en somme, si on ne s'étonne pas de l'absence d'envoûteuse de Cerf-Orient.

 : Purificateur Markov & Edgar, marié enchanté : C'est là l'originalité de cette édition, qui intègre le blanc à la roue des couleurs des vampires d'Innistrad, qu'on avait vue qu'hors édition Innistrad, sur Edgar Markov.

 : Nœudebois ancien & Le Vieux Rutstein : Ces couleurs me semblent avoir subi un certain remplissage, surtout parce qu'elles n'ont pas d'identité forte sur Innistrad : nous avons donc un Nœudebois, sylvin peu étonnant, et un paysan qui aurait aussi bien pu être dans d'autres couleurs, vu ce qu'on savait du Vieux Rutstein par les textes d'ambiance.

 : Araignée vile engeance & Grolnok, l'omnivore : Nous avons ici, dans ces couleurs indéfinies, une araignée – alors qu'elles ont tendance sur Innistrad à être comme Ishkanah, veuve de graf – et une grenouille – c'est un amphibien, donc pourquoi pas, même si Le Monstre de Gitrog est déçu de ne pouvoir l'accueillir avec lui... Enfin, au moins, voici ce qu'on peut dire : en , la vermine et autres fléaux de Dieu.

 : Esprit errant & Eruth, prophétesse tourmentée : Encore plus indéfini que le reste, apparemment : rien de plus vague qu'une horreur, comme type. Pour la sorcière, c'est un type classique d', mais sur Innistrad, cela fait assez tache, je trouve. Ce n'est assurément pas la bicolorité la plus intéressante thématiquement.

 : Valseur Markov & Odric, maudit par le sang : De même que pour , les vampires ont été attirés par ce duo de couleurs comme l'édition leur est consacrée. Cependant, il est à noter que le cas d'Odric est particulier, dans la mesure où il fut humain et fervent défenseur, en , desdits humains.

Conclusion



C'en est donc fini de la nuit éternelle et du mariage politique ! Fini ? Pas tout à fait : vous voyez bien qu'il manque des cartes... eh oui, les légendes arrivent bientôt. Patience. Vous saurez tout des personnages mis en scène et en cartes.

Alors, c'était comment ?

Complétement fou !

  4

Abscon, abjecte, inadmissible !

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