Les sept légendes (II) - Magic the Gathering


Les sept légendes (II)

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Drark Onogard, le , 452 consultations , 7

Au sommaire cette semaine : pourquoi Yahenni rime avec dandy, que Sigarda garde-t-elle, ou d’où Omnath tient-il sa capacité de sympathiser avec toutes les couleurs de mana, et bien d’autres questions auxquels je répondrai avec le sérieux qui m’est propre.

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Au sommaire cette semaine : pourquoi Yahenni rime avec dandy, que Sigarda garde-t-elle, ou d'où Omnath tient-il sa capacité de sympathiser avec toutes les couleurs de mana, et bien d'autres questions auxquels je répondrai avec le sérieux qui m'est propre.

Selvala, Slinn Voda et Sigarda sont empruntés à cette chaîne. Pour Yahenni, je me suis référé à ces trois articles. Le cas de Skwi est particulier, car j'ai dû me contenter des cartes le mentionnant, et de connaissances que j'ai glanées çà et là quant aux romans qui paraissaient à l'époque. Pour ce qui est d'Omnath, ces deux articles (la traduction complète du premier paraissant très bientôt) m'ont été utiles. Enfin, pour Noyan Dar, j'ai usé de ces trois articles.

Les sept légendes (II)



Yahenni, partisan immortel : Espèce aux dernières nouvelles endémique de Kaladesh, les éthériens sont des êtres par essence très éphémères. Ils apparaissent spontanément dans le processus de raffinement de l'éther, vivent en savourant chaque instant, sans se nourrir ni dormir, puis retournent à l'Ether après avoir donné une ultime fête. Certains cependant, comme Yahenni, peuvent prolonger leur existence en puisant l'énergie vitale d'autres êtres.







Yahenni était un philanthrope, mais aussi un investisseur et un homme du monde. Doté d'une très grande empathie comme souvent ceux de son espèce, on prétend qu'il connaissait tout le monde sur Kaladesh. Ce personnage au langage délicieusement affecté passait le plus clair de son temps dans des festivités pour lesquelles il s'apprêtait méticuleusement. Il ne se faisait en effet aucune illusion : sa vie serait courte, comme celle des autres éthériens.

Tout changea cependant lorsque son traiteur et ami, Nived, un renégat, se fit mettre à tabac par un argousin du Consulat. Ce jour-là devait être celui de sa mort, mais il vola dans son dernier instant l'énergie vitale du garde, afin de sauver son ami et de se sauver lui-même. Il ressent la douleur de l'argousin mourant, et sait qu'il vient de changer son destin : par l'entremise de Gonti, seigneur de l'opulence, il rejoint les renégats.







Lorsque la révolution fut menée, las de tuer, il décida que son jour était venu. Il tint une fête grandiose comme le voulaient son caractère et la tradition, et retourna à l'Ether.

Selvala, exploratrice sur le retour : Selvala est une elfe qui faisait partie de la Cour de la Ville Haute de Paliano, sur le plan de Fiora. Membre aimé de la caste régnante avec Brago, dont elle était l'amie dans la jeunesse, Selvala se battait pour les droits de la plèbe contre la noblesse inerte et corrompue.







Profitant de la vacuité du trône, elle dressa avec Brago le brouillon de la charte de Paliano. Alors que celui qu'on nommera plus tard Brago, roi éternel montait sur le trône, elle décida d'explorer les terres basses et sauvages, afin de communier avec la nature et les créatures de son plan.

Trois ans plus tard, ayant appris que son ami Brago était atteint d'une maladie incurable, elle revint cependant dans la Haute ville. Le prêtre de Custodi fut incapable de soigner le roi, mais il ne put pour autant mourir alors que son corps continuait de s'amenuiser. Ne pouvant supporter la vue de son ami décrépissant, elle lui planta une dague dans le dos, libérant son esprit hors de son corps.

Le roi ne parvint pas à sauver son amie, qui fut emprisonnée par le Custodi pour meurtre et haute trahison. Elle finit toutefois par être libérée par Grenzo, gardien du donjon et retourna dans l'anonymat obscur et sûr des terres sauvages où elle resta quelque temps.







Quand Marchesa, la Rose noire usurpa la couronne du roi-esprit Brago, Selvala revint à la Ville Haute. Elle fut assez vite approchée par Adriana, capitaine de la garde qui lui demanda de l'aide pour mettre fin à la monarchie afin d'établir la République de Paliano.

Sigarda de la milice des hérons : Sigarda est une des quatre archanges d'Innistrad avec Avacyn, ange de l'espoir, Bruna, lumière d'albâtre et Gisela, lame d'Ornuit qui commandent chacune une milice angélique afin de protéger leurs adorateurs humains.







Les anges de la milice des hérons que Sigarda dirige protègent les hommes des malédictions, démons et autres horreurs. Ils sont associés à la phase de la nouvelle lune qui représente la naissance, la croissance et la pureté, traits qui sont mis en valeur sur les représentations de Sigarda à travers les mots-clefs et capacités. Étonnamment, Sigarda sent peu d'attachement pour les autres anges dont elle se sent déconnectée, leur préférant la solitude.

Quand le titan Eldrazi Emrakul, la Fin promise corrompit et transforma la majorité des races du plan, Avacyn et sa milice se retournèrent contre les humains qu'elles étaient censées protéger, les massacrant par centaines. Seules Sigarda et sa milice ne se firent pas corrompre grâce à leur pureté et c'est en elles qu'eurent foi les humains.

La Grâce du héron s'allia avec l'Ordre de Saint-Traft, un groupe de cathares que la corruption n'avait pas atteint mené par Thalia, cathare hérétique. L'archange les aida dans leur combat contre l'Eldrazi en secondant Thalia dans sa lutte contre l'amalgame grotesque qu'on nommait Brisela, Voix des cauchemars formé de ses deux sœurs Gisela, la lame brisée et Bruna, la lumière pâlissante tombées dans la folie.







Après la destruction d'Avacyn par son créateur Sorin Markov, et le contrecoup de la Lune hermétique, il est probable que Sigarda ait endossé le rôle de bouclier d'Innistrad, ce que pourrait indiquer la nouvelle de Brandon Sanderson.

Slinn Voda, la Profondeur ascendante : La Mer de Voda entourait le continent dominarian de Sarpadia et fut dominée des siècles durant par les ondins de l'Empire vodalian. Après la Guerre des Frères et l'activation du sylex golgothien, une ère glaciaire se répandit à travers Dominaria et la Mer de Voda fut envahie par les agressifs homarides. Ne pouvant survivre aux températures descendant et aux attaques répétées, les ondins furent contraints de fuir et Vodalia fut détruite.







Des millénaires plus tard, les ondins ont créé un nouvel empire vodalian vers la côte d'Aerona. Loin dans les abysses de la nouvelle Mer de Voda se terre le léviathan de taille gargantuesque, Slinn Voda. Empruntant son nom à la Mer de Voda et considéré comme une sainte créature par les ondins, Slinn Voda offre sa protection à l'empire de potentiels envahisseurs.

L'illustration de la carte montre d'autant mieux sa taille gargantuesque que l'épave gisant sur le sable indique qu'il pourrait en engloutir plusieurs et qu'une véritable ville ondine occupe son épine dorsale. Les Vodalians y habitant lui font des offrandes rituelles en remerciement au colosse marin.







Sans doute plus une force de la nature qu'un véritable allié des ondins, Slinn Voda ne chemine pas moins dans les courants qui traversent l'Empire vodalian, et quand il est agité, il peut dévaster les villes costales et perturber sérieusement le commerce maritime qui entoure son terrain de chasse.

Skwi, l'immortel : Véritable génie (pour un gobelin dominarian, du moins : c'est-à-dire doté d'une intelligence supérieure à celle du corbeau), Skwi faisait partie du premier équipage de l'Aquilon, le navire aérien ayant la faculté de traverser les Éternités aveugles autour duquel toute une saga de l'histoire de Magic a tourné. Il intégra l'équipage lorsqu'il sauva Sissay, capitaine de l'Aquilon des attaques de sa tribu gobeline, qui le bannit.







Il occupait le rôle de la vigie, et aussi du gamin insupportable qui nomme tout ce qu'il voit. Amateur culinaire d'insectes, notamment de libellules, c'est sans surprise que ses compagnons ne le considèrent pas comme un grand cuisinier, et qu'ils expriment plus ou moins clairement le désir de se débarrasser de lui, comme en l'utilisant en tant qu'appât d'avizoa.

Extrêmement loyal à l'équipage, plus d'une fois il leur a sauvé la mise avec son œil pénétrant, en repérant un ennemi ou par un tir avisé. Mais c'est sans doute sur Mercadia qu'il fut le plus utile, apparaissant aux yeux des autres comme un kyrène, donc un membre de l'élite sociale du plan. Il y sera même nommé « nabab », autrement dit général.

Skwi se plaint régulièrement de l'absence de son ami Glok, vraisemblablement mort, « comme tout gobelin qui se respecte », dirait Tivadar de Thorn. C'est sans doute cette absence que comble le jouet de Skwi qui le rassure avec sa douce chaleur lorsqu'il a peur. Pour lui, ce n'est guère qu'un jouet rassurant, mais il s'agit en vérité d'un artefact à la grande puissance magique.







Venons-en enfin à la question que tout le monde se pose, ou au moins Anonymous : d'où vient l'immortalité de Skwi ? Eh bien, c'est un cadeau. De Yaugzebul, médecin thran. L'immortalité de Skwi était un cadeau, non pour lui, mais pour Crovax, ancien membre de l'équipage les ayant trahis : il pouvait ainsi tuer à répétition le pauvre gobelin, avec Ertai.







Il arriva finalement que Skwi tue Ertai par accident, en faisant exploser le dispositif phyrexian qui le soignait. Cependant, il faut clarifier de quel type d'immortalité dispose Skwi : ce n'est ni l'invulnérabilité de Gideon, ni l'éternelle jeunesse de Jodah. Non, Skwi meurt, souvent même. Mais, systématiquement, son corps se régénère, et il ressuscite.

Par exemple, si on l'attache à une pierre et qu'on le jette au fond d'un vieux port, comme c'est la tradition à Marseille, il mourra noyé jusqu'à la fin des temps, ou qu'un ondin apitoyé ne le détache. De même, si on le coule dans le béton comme il est si cher aux Siciliens, il mourra continuellement broyé et asphyxié, jusqu'à ce que le béton ne soit réduit en poussière par quelque artilleur nain, ou par l'érosion.

Aujourd'hui, Skwi est toujours là, et est peut-être le gobelin le plus sage. Une chose est sûre : il est le plus attachant. Et le plus vieux, sans doute.







Omnath, locus de mana : Jusque récemment, l'existence d'Omnath n'était guère qu'un mythe. Surnommé le « cœur vacillant », il s'agit d'une manifestation du mana chaotique et sauvage de Zendikar, mentionné dans la plupart des cosmogonies comme l'une des créatures primordiales du plan.







Qu'il existât ou non, un lieu du continent d'Ondou se nommait tout de même la « Prison d'Omnath ». Sur le continent, un vaste « cercle d'emprisonnement » composé d'hédrons, de marais et d'os dissuade tout être vivant de s'approcher du centre, où se trouverait l'Escalier aux âmes, descendant en colimaçon dans les entrailles de la terre où Omnath se trouve enfermé. Biannuellement, des pèlerins de tout Zendikar s'y rendent afin de renforcer les barrières magiques de sa prison.

Tout cela était considéré par certains comme une superstition – jusqu'à ce que l'Éveil du monde prouve le contraire. Interrompus dans leur rituel par des élémentaux, les dévots n'ont su le mener à bien, certains ayant été tués par les manifestations du mana primaire de Zendikar.







Il va sans dire que la libération de cette créature, dont la première apparition en carte traduit tout à fait sa nature de créature de mana pur, a semé la destruction sur le plan. Toutefois, comme incarnation du plan, il est probable qu'Omnath, locus de rage fut utile lors de la guerre menée contre les Eldrazis, car comme le Roulis, son rôle premier était de protéger Zendikar de cette engeance.

Noyan Dar, forgeur du Roulis : Arrogant et orgueilleux, cet ataraxmage ondin était aussi insupportable qu'utile aux habitants de Zendikar. En effet, sa magie lui servait à maîtriser la force destructrice du Roulis, qui met la terre elle-même en mouvement comme si elle n'était qu'une poignée de glaise.







Enseignant son art à d'autres mages, il finit cependant par se rendre compte que la force du Roulis n'était pas quelque chose que l'on devait contenir, mais bien au contraire qu'elle était faite pour être maîtrisée, et déferler. Il fut dès lors un grand allié de Zendikar, décuplant la puissance de destruction du Roulis directement dans la face des Eldrazis.

Ce ne fut toutefois pas simple de le convaincre de rejoindre l'armée de Gideon. En effet, son arrogance est doublée d'une impatience sans bornes à l'égard des idiots. Or, c'est ainsi qu'il jugea Gideon. Se comparant ouvertement à Cosi, le dieu malin des ondins, Noyan se targue d'obtenir par les autres ce qu'il cherche, comme Cosi trompe Ula, autre dieu.

Gideon, lâchant un « Trop malin pour moi, ce Cosi. », donna la sensation à Noyan qu'il admettait sa propre supériorité intellectuelle. Infatué, l'ondin décida finalement de rejoindre l'armée de Zendikar. Ce n'est que plus tard, après avoir assez bu pour que les idées deviennent claires, qu'il se rendit compte que, dans l'affaire, c'était lui, Ula.







Malgré le tour de Gideon, Noyan fut un ondin de parole, et rejoignit comme promis l'armée de Zendikar avec ses élèves. Tous moururent en une seule action, Noyan Dar manipulant une flamme intense, qui passa à travers un portail d'Eldrazi pour réapparaître derrière eux. Seul survivant des mages du Roulis, il était là lors de la dernière bataille contre les titans Eldrazi.

Maintenant que les engeances interplanaires ont été détruites, la puissance du Roulis est de nouveau la seule menace sur Zendikar. Reprendra-t-il le contrôle du Roulis afin de protéger les autres ? Utilisera-t-il sa maîtrise afin de satisfaire ses ambitions vaniteuses ? Peut-être le saurons-nous dans l'édition qui arrive prochainement...







À nouveau, je vais vous le demander : de quelle créature, de quel événement voudriez-vous que je parle dans le prochain article ? Votre intérêt me motivera, en plus de me donner matière à écrire !

Mais la partie III ne paraîtra pas tout de suite... En effet, le mois de septembre sera placé sous un « Z », qui ne veut non pas dire « Zorro », mais « Zendikar » ! Et pour l'occasion de ce rappel à l'ordre où tout ce qu'il y a à savoir sur le plan de Zendikar vous sera révélé, nous doublerons le rythme de publication, en ajoutant exceptionnellement un article le vendredi.

Edité 2 fois, dernière édition par Drark Onogard le 24/08/2020

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Anonymous
Le 24/08/2020

Merci beaucoup pour cet article‚ super comme toujours‚ d'autant plus que Skwii y est apparu!


Drark Onogard
Le 24/08/2020

C'était un plaisir que de conter l'histoire de ce Grand Immortel.

Répondre

Hadès2020
Le 24/08/2020

Cette série est décidément excellente !
Est-que tu penses pouvoir intégrer Atraxa, voix des Praetors à ton prochain article ?


Drark Onogard
Le 24/08/2020

Il y a un peu moins de matière que pour certains autres, mais il y a définitivement de quoi la mettre ! Elle en fera partie.

Hadès2020
Le 24/08/2020

Chouette ! Merci !

Répondre

Lanreth
Le 24/08/2020

Super article, comme le premier !

A t-on suffisamment d'informations sur Raff Capashen pour qu'il soit l'objet d'une Légende ?


Drark Onogard
Le 24/08/2020

J'en ai suffisamment pour justifier qu'il ait une entrée dans l'article III : ce sera donc le cas !

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