FuncardsFunCards

Publier une funcard

Funcards récentes

Funcards animées

Sets de funcards

Rechercher une funcard

Aide à la création

SMF Fun Cards Maker

Règles de publication

Modérateurs

RSS 2.0 Restez informés
Top du moisTop du mois

1. Oeil du pinailleur
2. Väraz, seigneur des hèdrons
3. Distraction animale
4. Mutant de prépa
5. Source claire
6. Tu restes debout NA!
7. Un piège écolo
8. Séléna , l'Auramancienne
9. Un peu de piment dans la partie
10. Elidrim, chef de clan
TOP 50Top 50

1. C'est moi qui a la plus longue
2. Order of the wooden sword
3. Death Note
4. La méthode de WotC! :D
5. TUTORIAL: Le fond et la forme
6. Poisson d'avril
7. Inversion d'outrage
8. Game Ovaire
9. Rincevent le trophéiste
10. Chevaucheur d'escargots
11. Chevalet de peinture
12. Expédition pirate
13. |2@/||][(/-
14. Haruspice
15. Animateur suire
16. Ovus Dragonum
17. OMNIS QVIS CORVSCAT EST OR
18. L'image à Blacksad
19. Charlotte the Diablesse
20. Briseur de chaînes
21. Paillasson divin
22. Perte de l'innocence
23. Esprit de Noël
24. Dragon presse-papier
25. L'empereur est mort, vive l'empereur !
26. Illogique ?
27. Duel divin
28. Dark Corridor from Hell's Darkness of the Evil Living-Room
29. Grendizer
30. Potion Surprise
31. RELIGIOUS ADVISORY
32. Marre des X !
33. Prise de conscience
34. Squelette à monter vous-mêmes
35. Niah!
36. Source de vies
37. Triple Trample
38. Dépositaire de confiance
39. Sanctus Ovum
40. Une légère odeur de Munchkin ?
41. C'est les rats
42. A consommer avec modération...
43. Advance wars
44. à la une, à la deux,...
45. Master of Shadows
46. Goinfre démoniaque
47. Legimancienne côtière
48. Voix de la compassion et Voix du pardon
49. Rassemblement
50. Les soins de demain !
Funcard 

Horus/Nikopol

Horus/Nikopol
Caractéristiques
Postée le 09/12/2005 à 13:57:42
AuteurEmphryo
Vue(s)2381
ThèmeBande-dessinée
TypeEphémère/Rituel
StyleRealcard pure

Notes
Fun 7.8750 / 10
Originalité 7.1250 / 10
Qualité 7.7500 / 10
Total 7.58 / 10

Vote Express
1 vote(s)
1 vote(s)

Description

Une chtite carte en passant... Loin de la maison, de mon ordi et de mes logiciels habituels... j'ai bidouillé cette carte avec les moyens du bord ! Le thème me tient à coeur puisqu'il s'agit de la mise en carte d'une de mes bd préférés... la trilogie Nikopol du très talentueux Enki Bilal !

Si ca peut donner envie à ceux qui ne connaissent pas cette trilogie de la lire... c'est parfait !

La carte en elle-même reflète l'univers de la bd et surtout le lien très particulier qui lie le personnage central (Alcid Nikopol) à Horus (oui oui, le dieu égyptien !) qui se sert de lui comme d'un vecteur d'incarnation pour fouler le sol de notre bonne vieille terre (lisez la bd pour en savoir plus !)

Plus d'infos sur la trilogie et son auteur ? Y'a qu'a demander !

La Foire aux immortels est le premier tome de ce qui deviendra la trilogie Nikopol. Publiée en 1980, elle était à l'origine pensée pour être un album unique. Ce n'est qu'en 1986 que Bilal décide de lui donner une suite, qui sera la Femme piège. Il conclura le cycle avec la parution de Froid Equateur en 1992.


Paris, 2024
L'histoire débute en 2024 dans Paris devenue totalitaire. Les riches sont cantonnés dans le centre protégé par des frontières ultra sécurisées. Le reste de la population habite dans les arrondissements périphériques, qui sont également peuplés d'extraterrestres. Les pauvres gens sont rongés de maladie, ils vivent au milieu de la crasse et la pollution. Paris est grise, en décrépitude. Quelques jours avant les élections du gouverneur de Paris vont se produire divers événements qui vont modifier l'avenir de la ville.
Au dessus de Paris stationne un vaisseau spatial, en forme de pyramide, habités par des dieux Egyptiens. Une capsule venue d'on ne sait où arrive sur Paris, avec à son bord Nikopol, un homme jadis condamné à être congelé et envoyé dans l'espace, qui retombe dans Paris 20 ans après. Le dieu Horus, qui s'est révolté contre ses pairs, prend possession du corps de Nikopol, un des rares corps sains de Paris infestée. «Horus le dieu parano» va utiliser Nikopol et ses pouvoirs pour accomplir sa vengeance contre les siens. Horus et Nikopol sont les deux personnages que nous allons suivre dans les trois tomes.
Un nouveau personnage clef entre en scène dans la Femme piège, Jill Bioskop, la femme aux cheveux bleus qui va croiser le chemin de Nikopol et Horus. Le troisième tome raconte comment les derniers moments qu'ils passent ensemble dans un Equateur glacial où la présence oppressante du vaisseau pyramide bouleverse le climat et fait tomber la neige par 35°.


Bilal... tout un monde
Vous l'aurez compris, Bilal invente un univers nourri de fantastique tout en gardant des éléments d'un réalisme frappant. Par exemple, il inclut à deux ou trois reprises dans la Foire aux immortels des articles de presse de 2024 qui donnent à la narration une dimension quasi-historique.
La particularité de son histoire vient de cette oscillation entre le réalisme voulu de certaines situations inspirées de toute évidence du réel, (tels l'immobilier parisien, la tension Est-Ouest), et le côté très imaginaire voire fantasmagorique de certains éléments de l'histoire, mêlant référence à la mythologie et situations déconcertantes, telles la neige en Equateur ou la pyramide qui vole. Comme si Bilal aimait donner vie aux paradoxes les plus incongrus.
Cette manière d'inscrire le récit dans une temporalité et une topographie réalistes tout en y injectant des éléments surnaturels, rend les situations d'autant plus fortes car on y sent une potentialité de réalisation, un peu comme dans 1984 et le Meilleur des mondes.
Un des talents de Bilal est aussi de créer des personnages fascinants, complexes et humains. Ainsi le personnage de Jill qui révèle être une femme fatale et déterminée, tout en étant d'une fragilité émouvante. Nikopol aussi est touchant. Parfois juste, parfois fou mais très attachant.
Le seul personnage inhumain est Horus qui est impitoyable. Mais tous les dieux de la pyramide sont indifférents au sort de l'humanité, qu'ils méprisent pour sa bassesse et ses défauts, car eux évoluent dans une sphère différente.
Divins ou humains, la psychologie des personnages est très bien vue et Bilal nous livre une galerie de seconds rôles qui ont une réelle saveur. Je pense notamment au réalisateur de ciné maudit ou au joueur de chess-boxing qui apparaissent dans Froid Equateur.
Les personnages sont constamment balancés entre leurs aspirations personnelles et un "ordre supérieur" sur lequel ils n'ont pas de prise. Ils usent de leur liberté pour réaliser leur dessein mais certains éléments leur échappent, étant déterminées par la politique, les dieux ou autres. En somme, la bonne vieille recette du tragique grec, remis au goût du jour par Bilal.


Point, ligne, plan
Ces Bd sont assez denses en texte, pas de manière insurmontable, mais il y a beaucoup à lire.
Sur le plan du graphisme, le dessin de Bilal est très acéré, très précis, il détaille volontiers le grain des objets ou tissus représentés. Rarement d'une manière flatteuse, son style s'attache plus souvent à révéler partout la décrépitude des choses, l'univers sale, froid et hostile dans lequel évoluent les personnages.
Ses dessins sont souvent basés sur des harmonies de gris et marrons, du noir, de bleu et vert pâles et avec par moments des couleurs très intenses qui zèbrent les cases, des rouges vif, jaune citron qui crissent et créent des contrastes qui évitent la monotonie.
Son univers est d'un bel esthétisme, qui aurait la charge désespérée de la période bleue (héhé) de Picasso, avec le dessin assez dur et très précis d'un Otto Dix et une élégance qui n'appartient qu'à lui, Bilal.
Un univers triste, hostile, empli de désespoir et en même temps d'une grande force et d'une grande beauté. Une beauté triste et poétique. Nikopol se met d'ailleurs à réciter des vers de Baudelaire dans ses moments de folie ou d'absence. L'atmosphère délétère et idéaliste des Fleurs du mal se combine superbement avec le monde romantique et désabusé de Bilal.
Il me semble judicieux de vous parler aussi de Blade Runner, que Ridley Scott a réalisé en 1982 ; il a reconnu s'être beaucoup inspiré de l'univers visuel de Bilal ainsi que celui de Moebius. Je pense que la grande qualité du film saura vous convaincre d'aller jeter un œil à la BD.


Parallèles divergentes
Bilal fait preuve d'une grande inventivité dans la narration : on va de surprise en surprise au fil de cette histoire.
Pour la richesse d'invention, le nom de Jodorowski, scénariste notamment de l'Incal (avant, pendant, après), des Méta-barons, des Technopères, etc..., me vient à l'esprit. Jodo a tendance à l'exploration systématique de son univers, expliquant et développant le pourquoi des choses au fil de ses BD, de manière quasi-méthodique.
Bilal a lui une approche beaucoup plus énigmatique : : il pose beaucoup de questions, donne beaucoup de fils mais n'en explore que quelques uns. La narration est de fait déconcertante.
Autant Bilal est extrêment précis sur certains points qu'il va expliquer et certains moments qu'il va détailler scène par scène, autant de nombreux éléments de l'histoire, tant politique que personnelle sont à peine évoqués et abandonnés rapidement. Par exemple, la situation politique, un élément clé du premier tome, ne joue qu'un rôle anecdotique dans les deuxième et troisième tomes. A nous de faire travailler notre imagination (ou pas) pour donner une vie autonome à ces éléments. C'est sans doute un aspect qui peut désorienter et déplaire à certains lecteurs.
Il n'y a pas de système logique, dans le sens rationnel ni d'évidence chez Bilal, tout est possible, l'histoire peut partir dans toutes les directions à tout moment. La force de Bilal réside dans ce pouvoir à nous faire croire à son histoire, dans son monde où tout est possible ; on s'étonne mais on le suit sans problème dans ses inventions, sans le moindre scepticisme.


Alors ?
Impossible d'avoir un jugement en demi-teinte sur Bilal : soit vous adorez soit vous détestez.
Mais si l'univers vous plaît, vous ferez un incroyable voyage. Les aventures de Nikopol sont d'une grande étrangeté et vous réserve plus d'une surprise.
L'atmosphère et l'univers sont prégnants, on y rentre pour ne plus en sortir qu'une fois la dernière page lue et, souvent, on y retourne.
A chacune de mes lectures, je me sens comme envoûtée par l'atmosphère et les personnages. La trilogie Nikopol porte en elle une charge émotionnelle intense. Et un mystère tel qu'il est impossible de se lasser de sa lecture. Pour moi, c'est un chef d'oeuvre de la BD.





               Bookmark and Share



 


Veuillez vous identifier pour pouvoir poster
Login :
Mot de passe :
Connexion auto
Accès membres
Auto connexion
Password oublié
Devenez membre !
Les Kennys

Les KennysAbordons ici un sujet de société que peu de personnes osent évoquer en public : le destin tragique de ces petites bêtes inoffenssives aux pouvoirs délirants qu'on adore foudroyer, terroriser, contrecarrer : les Kennys.
Oh !!!! Ya pu rien ...

Oh !!!! Ya pu rien ...
Allan Quatermain, Indiana Jones, Lara Croft, Rick O'Connell et Benjamin Gates choisiraient :

la longue-vue de l'explorateur
la carte d'expédition
la torche brûlante
l'attirail d'aventure
les bottes de pionnier
le grappin
la machette fidèle
les troufions tuktuks
Résultats
(déjà 69 votes)
Partenaire Magic ATP


Storyline Cycle Ravnica . livre 3 [Dissension] en anglais
10.00 € 5.00 €



Worldwake - Intro Pack Mitraille (en Français)
10.50 € 8.50 €



Magic the Gathering - Figurines Série Limitée Meloku
59.90 € 39.90 €




Haut de page top
You mean the child that would bring Balance... to the forcefield? Well, if that means I can afford those damn cards in the end, no problem!

Teferi, Mage of Zhalfir


Ce site a été développé par Rellik & Ylloh & Mind_Warper. © 2000 - 2010 La Secte des Magiciens Fous.
Magic the gathering et tous les symboles rattachés sont des marques déposées et protégées par Wizards of the Coast.
Par respect pour notre environnement, pensez à acheter moins de cartes neuves.

Accueil | Contact | Copyright | F.A.Q. | Lexique | A propos de la SMF
1.338708