Ça f'sait longtemps que j'étais r'froidi
Maintenant
Je l'regarde démonter mon anatomie
En ricanant
Si j'avais su qu'un matin
Je serai là, sali, découpé, sur un banc
A peine l'ombre du corps
Que j'ai été si longtemps
De mon vivant

Oh Oh
Il me dit que son métier
C'est nécromant
Qu'il ne sait pas de quoi je serai fait
Dans un an
Il savait juste que pour lui, avant
De tous les tueurs j'étais le plus grand
Et que c'est pour ça
Qu'il m'voulait comme servant
Mort-vivant

Ouh Ouh

Les clercs et leur foi
Ça m'fait pas peur
Mais c'sont mes fils mes entailles
Faudrait pas qu'ils s'en aillent
Oh Oh Oh
Oh j'vais me casser
Si vous touchez
Aux fils de mes entrailles
Faudrait pas qu'elles s'en aillent

Bien sûr c'est lui qui m'a déterré
En creusant
Oh Oh
C'est lui qui reconstruit ma vie lentement
Tout ce qu'il peut greffer sur moi
N'est rien à côté de l'existence qu'il me rend
La mort a des torts que rien ne défend
J'suis son mort-vivant

Oh Oh

Les clercs et leur foi
Ça m'fait pas peur
C'est grâce à Nevinnyral
Faudrait pas qu'il s'en aille
Oh Oh Oh
Oh j'vais me casser
Si vous touchez
Aux fils de mes entrailles
Faudrait pas qu'elles s'en aillent

—Daniel Balafreur, in Les Grands Classiques du Multivers
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